La guerre des Gaules. Jules César
   ( Choix de textes traduits et commentés par Georges Oucif.)
  La bibliothèque Gallimard. Editions Gallimard.
 
 
   Article: Clément Centa, 2°4.

« La guerre des Gaules » de César retrace les étapes importantes de sa conquête de ce pays. Celle-ci dura de 58 à 51 avant JC et n'était pour lui « qu'une étape vers le pouvoir ». Le livre présenté dans cet article lui est consacré. Il est composé de quatre grandes séries d’extraits du texte de César suivis à chaque fois par un commentaire et de textes d’historiens antiques. Nous voyons ainsi que l’oeuvre de César est une source d'information presque unique permettant de nous renseigner sur cette époque. L'ouvrage commence par une introduction sur César, avant le début de la conquête de la Gaule. Celle-ci était alors peuplée de nombreux peuples Gaulois qui n'étaient pas unifiés. On trouve parmi les plus importants, les Eduens, les Arvernes et les Carnutes.
   Les quatre parties présentent de larges extraits de César et un commentaire qui nous informent sur la Gaule physique, les coutumes des Gaulois, leur habitat, leur façon de gouverner, ainsi que sur leurs coutumes et leurs divinités, en comparant leur mode de vie avec celui des Romains plus civilisés et des Germains, qui, au contraire, se comportaient comme de véritables sauvages.
    La première partie traite du début de la conquête de la Gaule par César en 58 avant JC et de ses batailles contre les Germains. Des informations  sont données ensuite sur la localisation des peuples Celtes, ainsi que sur le nom des tribus et des villes des Gaulois dont certains sont à l’origine de noms de villes modernes (les Bituriges avaient pour capitale Avaricum, qui se nomme aujourd’hui Bourges).
    La deuxième partie évoque les combats de César contre les Bretons et le massacre d'une de ses garnisons par les Gaulois. La partie « civilisation » montre des différences assez importantes sur la façon dont les Romains et les Gaulois faisaient la guerre. Les premiers avaient une armée de métier pour conquérir des terres, contrairement à celle des Gaulois.  L'organisation parfaite de l'armée Romaine est décrite (ils construisaient chaque soir un camp retranché qui parfois, était fait pour durer).
   Dans la troisième partie, César met en relief les coutumes des Gaulois qui étaient sédentaires et très religieux, contrairement aux Germains qui eux ne croyaient qu'aux dieux qui leur étaient utiles et ne se souciaient pas de la religion. De plus, nous apprenons qu'ils étaient pratiquement nomades, cultivant peu et vivant en grande partie de la chasse et de la guerre. Des informations sur les divinités gauloises sont également données, sur Mercure (dieu des artisans et des voleurs associé au Mercure des Romains), le dieu le plus respecté, mais aussi sur les druides et la cueillette du gui.
    La dernière partie est consacrée à Vercingétorix et à l'alliance des tribus Gauloises contre César. Le siège et la bataille d'Alésia sont relatés comme si nous y étions. L'utilisation de pièges comme les fossés, les pieux pointus et la double rangée de fortifications pour couper les vivres à Vercingétorix sont particulièrement soulignés. La fin du livre raconte la soumission totale de la Gaule après la victoire de César à Alésia, ses derniers combats contre Pompée et ses alliés ainsi que sa relation avec la jeune reine d'Egypte, Cléopâtre. César meurt alors assassiné le jour des Ides de mars en -44 par des sénateurs avec la complicité de Brutus qui ne voulaient pas le voir tout puissant à Rome. Le général Romain s'écroule alors au pied de la statue de son ancien ennemi Pompée en disant : « Tu Quoque mi fili » (« toi aussi mon fils »). Telles furent ses dernières paroles.