Les Arènes de Lutèce

 

 

Photo : Maroussia Michaut

 

 

Les Arènes de Lutèce sont un amphithéâtre gallo-romain situé au cœur de Paris, dans le Ve arrondissement.

Elles furent construites au premier siècle et l’on suppose qu’elles restèrent en activité jusqu’au IIIe siècle,

à la première destruction de Lutèce.

 

 

Photo : Maroussia Michaut

 

 

L’amphithéâtre des arènes comporte une scène mais également une arène, ce qui permettait

de combiner ses fonctions et de donner à voir aussi bien des représentations théâtrales,

que des combats de gladiateurs et autres jeux du cirque.

Ce type d’amphithéâtres à scène était répandu en Gaule à cette époque,

mais celui de Lutèce comptait parmi les plus grands. Il pouvait en effet accueillir

jusqu’à 17000 spectateurs. La scène, dressée sur le podium, mesurait 41 mètres

et les combats d’hommes et d’animaux se tenaient sur la piste centrale

de forme elliptique de 53 x 47 mètres.

 

L’existence des arènes a toujours été connue, mais elle ne furent mises au jour

qu’en 1867-1868 par Théodore Vaquer lors du percement de la rue Monge.

Des travaux de terrassement entrepris par la Compagnie générale des omnibus,

qui souhaitait construire un dépôt de tramways et raser les arènes,

en 1870 révélèrent la quasi-totalité de l’édifice.

Une bataille s’engagea alors pour la conservation des vestiges et la ville de Paris,

sous l’influence de prestigieuses interventions, celle notamment de Victor Hugo en 1883. La ville de Paris

finit par acquérir les vestiges de l’amphithéâtre, classé  dès ce moment« monument historique »,

et s’efforça de préserver ce qu’il restait des arènes. Elles furent restaurées,

ou plutôt en grande partie reconstruites, par l’architecte Jules Formigé en 1915.

 

 

Photo : Maroussia Michaut

 

 

En 1916, l’anthropologue Louis Capitan continua les fouilles sur une autre partie des arènes,

mais la construction d’immeubles du côté de la rue Monge ne permit pas de compléter la cavea.

 

 

 

Photo : Maroussia Michaut

 

 

Les lieux furent ensuite aménagés en jardin public.

 

 

Photo : Maroussia Michaut

 

 

Article :  Maroussia Michaut Arthur Mensch, terminale Latin, 2008-2009