Rome: Total War

 

(texte rédigé par Pierrick Lafarge (2°12) et Paul-Henri Pillet (2°2), élèves de latin, 2005-2006/mise en page, Pierre Oucif)

   

   « Je hais les Gaulois! Mon grand-père aussi les haïssait, bien avant qu'ils lui arrachent les yeux! », Martonne Flavius Julius, chef de la faction d'une des trois grandes familles de Rome: les Julii. Nous sommes en 270 av. JC, et Rome contrôle l'Italie entière. Les Romains, bien qu'unis, sont représentés par 4 factions :

- la faction de la famille des Julii, postée à la frontière nord de l'Etrurie,

- la faction de la famille des Brutii, campée dans la ville de Tarente, non loin des rivages grecs et macédoniens,

- la faction de la famille des Scipii, cramponnée sur la ville de Messine, en conflit direct avec Carthaginois et Grecs,

- SPQR, le sénat et le peuple romain, logés dans la ville éternelle de Rome.

   Ainsi rapidement l'empire romain se trouvera en conflit avec ses voisins: les Gaulois, les Daces, les Espagnols, les Grecs, les Macédoniens, les Carthaginois, la Numidie... Vous devez en tant que chef militaire et politique de votre faction résister aux assauts barbares et même repousser les frontières de votre futur empire. En effet « le peuple aime les vainqueurs », et lorsque votre popularité se verra assez grande, le peuple vous acclamera et vous ouvrira les portes de Rome. De là démarrera une guerre fratricide, où vos ennemis, cette fois, adoptent les mêmes tactiques militaires que vous, et sont de force égale. Le but de cette épopée est de bâtir un empire, s'étendant sur 50 provinces et devant comporter Rome.

   Le jeu se déroule au tour par tour, chaque tour est une période de 6 mois. Le jeu est divisé en deux parties: gestion et batailles. Pour les amateurs de batailles, ils seront ravis d'apprendre que votre empire peut être géré automatiquement. A l'inverse, pour les fous de gestion, une commande auto existe aussi pour les batailles.

La partie gestion se constitue de plusieurs tâches:

- Tout d'abord gérer des villes, que vous devez faire évoluer, en gérant l'économie,

construisant des bâtiments... Mais aussi en entraînant des troupes car l'ordre ne règne pas seul, il faut suffisamment de troupes ainsi qu'un bon gouverneur pour obtenir une ville calme. Les villes en évoluant vous offrent plus de possibilités: plus de bâtiments, d'unités, et même, si vous êtes un excellent administrateur, elles peuvent vous rapporter beaucoup d'argent (une ville d'à peu près sept mille habitants, mal gérée, est généralement fortement déficitaire),

- La diplomatie est aussi une phase très importante: en créant des diplomates, vous pouvez conclure toutes sortes de traités de commerce, de guerre (seulement si vous pensez qu'attaquer l'ennemi par surprise peut tacher votre propre honneur, qui heureusement pour les fins stratèges, n'est pas pris en compte dans le jeu), de paix, d'alliances, de protectorat (très difficiles à obtenir)... Mais aussi vous pouvez conclure simplement un marché, c'est-à-dire échanger de l'argent, contre des provinces, des informations géographiques... L'option suivante est une des options les plus capitales du jeu: la corruption. En effet, si vous êtes assez puissant (et assez riche), vous pouvez corrompre des armées, des villes entières... Mais attention à ne pas trop compter sur cette option, car certains généraux de l'Antiquité sont incorruptibles (ou veulent beaucoup plus d'argent).

- Le déplacement des troupes est vital pour une faction, où la guerre n'est pas un art, mais une banalité. Vous pouvez attaquer des villes, attaquer tout simplement d'autres armées, mettre des troupes en garnison dans une ville, et ainsi assurer l'ordre dans cette ville, ou bien même dans un fort, mettre des troupes en embuscade... etc.

Enfin le jeu possède une phase de combats (admirablement bien faite), où il est question de : - diriger une armée sur un champ de bataille (où la caméra est plus dure à diriger que des régiments de Germains galvanisés),

- diriger un grand nombre différent de troupes, en passant par les simples paysans à la puissante cavalerie prétorienne, par les tirailleurs illyriens aux éléphants de guerres, par les balistes sophistiquées (à ne pas laisser à portée de tous) aux célèbres phalanges macédoniennes, par les cochons de guerre romains (destinés à effrayer les éléphants) aux chars bretons dévastateurs.

 

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