Constantinople, comme beaucoup de villes de l’Empire, possédait un hippodrome et, à plus forte raison, en tant que capitale d’Orient, le sien se devait d’égaler voire de surpasser le Cirque Maxime de Rome.

   Celui-ci, avec ses 480m X 117,5m débordait même de la colline où il s’étendait le long des palais impériaux. Il pouvait accueillir 100 000 spectateurs. Les Empereurs en avaient fait le centre de leur communion avec le peuple et un lieu essentiel pour la propagande impériale. Les triomphes s’y déroulaient, des courses célébraient les victoires et les parades militaires s’y terminaient.

   Ainsi à l’exemple de Rome qui possédait de nombreux obélisques, Théodose fit édifier celui-ci en 390 pour célébrer sa victoire sur l’usurpateur Maxime en 388. Un obélisque identique avait été élevé au Cirque Maxime, à Rome, par l’Empereur Galère, quelques années auparavant, en 357. Les 18,54m de l’obélisque actuel ne représentent que le tiers de l’aiguille originale brisée dans l’Antiquité et marqué du cachet du pharaon Thoutmès III (1549-1503av.J.C).

   (texte et photos: Georges Oucif)

 

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