Pompei quoque altero consulatu, dedicatione templi Veneris Vitricis, viginti pugnavere in circo aut, ut quidam tradunt, XVII, Gaetulis ex adverso jaculantibus, mirabili unius dimicatione, qui pedibus confossis repsit genibus in catervas, abrepta scuta jaciens in sublime, quae decidentia voluptati spectantibus erant in orbem circumacta, velut arte, non furore beluae, jacerentur. Magnum et in altero miraculum fuit uno ictu occiso ; pilum autem sub oculo adactum in vitalia capitis venerat.

      Combat d’éléphants dans l’arène.

 

   Sous le second consulat de Pompée, lors de l’inauguration de Vénus Victorieuse, vingt éléphants – ou selon certains, dix-sept - combattirent contre des Gétules qui les harcelaient à coups de javelot. L’un d’entre eux surtout livra un combat admirable : malgré ses pattes transpercées, il rampa jusqu’aux cavaliers et leur arracha leur bouclier qu’il jeta en l’air. Les spectateurs prirent beaucoup de plaisir à les voir tourbillonner comme s’ils avaient été lancés avec adresse et non par une bête rendue féroce.

   Il y eut un autre prodige : un second éléphant fut tué d’un seul coup, l’arme vint se ficher sous l’œil de l’animal et atteignit les organes vitaux de la tête.

 Histoire naturelle, VIII,20.

 

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